A chaque fin d’année, j’aime faire le bilan des douze mois écoulés et dresser le palmarès de ce qui m’a le plus titillé dans les différents domaines qui m’intéressent.
A tout seigneur tout honneur, c’est par la musique que je vais commencer cette rétrospective en vous proposant les albums les plus intéressants de cette année, proposés sans ordre de priorité ni de préférence, si ce n’est un pseudo ordre chronologique. Evidement, ça ne reflète que mon avis personnel, je serais d’ailleurs curieux de connaître votre propre palmarès pour peut-être compléter ma culture si d’aventure nos goûts correspondent.
Allez, en avant la musique !
Sans doute la première plaque que j’ai achetée cette année (et qui se retrouve maintenant coincée dans mon autoradio en rade, rhaaaaaa), ce double album d’Ayreon a pas mal tourné sur mon iPod et sur platine (iTunes m’en renseigne une quarantaine d’écoute). Dans le style Metal Progressif, il raconte une histoire sur l’origine de la race humaine ainsi que les événements qui vont la mener à sa perte. 01011001 est un album concept très typé sci-fi de très haute volée.

Groupe franco/finlandais, The Dø s’est formé pour travailler sur des bandes originales de films, puis une de leur chanson a été utilisée pour la pub des cahiers Oxfords. C’était le très beau morceau On My Shoulders. Au tout début de l’année, ils ont sorti leur tout premier album intitulé A Mouthful, album qui nécessite quelques écoutes pour le comprendre totalement mais qui vous charme dès que vous posez une oreille dessus, peut-être à cause de la voix aérienne de la chanteuse, ou peut-être par le côté décalé de certains morceaux. Un album réussi et très varié.
Marie France a la classe, Marie France est Rock ‘n Roll, Marie France a vécu en côtoyant des gens qui ont fait l’histoire du rock et elle est passionnante à écouter raconter sa vie. Et l’album qu’elle a sorti cette année avec Miam Monster Miam et Jacques Duval est une pure merveille. Il jette un regard réaliste et ironique sur la vie, l’amour et la mort. Un seul défaut, il est trop court, j’en veux encore !!!
Julien Doré m’avait d’abord étonné lors de l’émission La Nouvelle Star 2007, puis ça s’était subtilement transformé en énervement pour cause de “too much”, il est finalement parvenu à me séduire avec son premier album qui se trouve exactement là où je ne l’attendais pas. Un album très personnel, sombre et magnifique qui se savoure le soir, lumière tamisée et dans des vapeurs d’alcool. Ceux qui vont se procurer Ersatz parce qu’ils ont aimé Les Limites risquent d’être surpris tant le reste de l’album n’a rien à voir.
Les Four Horsemen sont revenus avec un album qui renoue avec le passé tout en intégrant les nouveautés de St Anger (et en virant les lourdeurs de ce dernier). Le son est énorme (trop énorme même, je ne l’avais pas remarqué au début mais il est carrément saturé et plus je l’écoute, plus je me dis que ça craint), les soli sont de retour et la caisse claire ne sonne plus comme un baril de pétrole vide. Death Magnetic m’a surpris (parce que j’ai presque appris sa sortie par hasard) et m’a finalement fait plaisir.
The Cure est de retour, qui a cru un instant à la fin de ce groupe… Robert est un grand farceur ?! Mais Robert et sa clique savent encore nous pondre de belles choses, comme ce 4:13 Dream qui globalement s’en sort plutôt pas mal. Rien de révolutionnaire mais des morceaux efficaces dont certains sont vraiment très bons.
Eux aussi ils font leur comeback (après Cure, ACDC, Metallica…) avec un album qui s’est fait attendre… Pas loin de 15 ans pour nous pondre la suite à Use Your Illusion. Mouais, je ne pense pas que l’attente se justifie mais l’album présente tout de même une certaine diversité plutôt intéressante à découvrir. Ca reste efficace sur l’ensemble malgré une ou deux longueurs dispensables (et quelques morceaux imparables comme Chinese Democracy par exemple que j’aime vraiment beaucoup).
