Troisième édition du festival liégeois qui commence à devenir de plus en plus gros, les Ardentes se déroulaient cette année du 10 au 13 juillet, toujours au Parc Astrid qui s’est transformé cette année en gigantesque bain de boue pour cause de pluie.
Affiche intéressante, et comme d’habitude, il y a des trucs qu’on a envie de voir répartis sur l’intégralité du festival (quoique le dimanche ne me bottait pas trop finalement). Donc il a fallu faire des choix et après avoir feuilleté l’horaire, on s’est décidé pour y aller le jour de l’ouverture car c’est là que la majorité des trucs qu’on voulait voir se trouvait (et faire l’impasse sur CSS, domage mais bon, on le reverra sans doute ailleurs).
Une particularité de ce festival est d’être réparti sur deux sites qui sont éloignés l’un de l’autre par une longue allée bordée de baraques pour manger chinois, thaï, italien, espagnol, français, antillais… (bref, du choix qui change de l’éternelle frite). Le hic avec ce système, c’est qu’on ne voit jamais l’intégralité d’un concert car dès qu’un site se termine, c’est l’autre qui prend le relais ou pire, deux concerts se superposent en fin de soirée.
Voici donc mon verdict quant à ce que j’ai vu et entendu.
- Brisa Roché : découverte en radio lors d’une séquence dans l’émission Bang Bang, j’avais assez envie de la voir sur scène. Premier truc qu’on entend direct, c’est qu’elle a une façon de chanter assez particulière : une voix haute, tendue qui flirtait parfois avec le carrément faux mais ça ne m’a pas gêné outre mesure car la musique proposée (du rock) était très cohérente, personnelle et intéressante. J’ai acheté un CD sur place car à dix euros la plaque, je ne suis pas regardant.
- The Dø : Là, je connaissais avant d’aller voir car j’ai téléchargé l’album sur iTunes (qui est vraiment excellent) et là, j’ai pas été déçu au niveau de la voix, la chanteuse assure (même si elle a joué la sécurité sur certaines notes vraiment très hautes). Rien à redire, tout est en place, le son est bon, le groupe aussi et ce fut un très bon moment qui confirme tout le bien que je pense de The Dø.
- Empyr : En voilà un groupe qui porte bien son nom. Empyr, c’est des membres du défunt Kyo (ouf) qui ont décidé de durcir le ton en faisant du métal, du vrai, du celui qui a un choriste qui crie des trucs sur une voix lancinante, avec un chanteur qui crache dans son micro avec un bras derrière le dos, avec des breaks de guitare qui font tacatacatac et un gros son qui va bien fort dans les enceintes. Bref, ça fait 10 ans qu’on entend ce genre de musique, c’est absolument pas original et ça me gave. La seule chose qui m’a impressionné, c’est le niveau sonore, sans doute pour cacher la vacuité de la musique proposée. Désolé les gars, mais c’est le pire concert de la journée. Conclusion facile : Empyr, c’est Kyo en pire !
- Yael Naim : concert pris en cours de route car j’attendais l’arrivée de Brisa Roché sur un stand de signature (mais qui n’arrivant pas a dû se passer de moi). Je ne connais pas la musique de Yael Naim si ce n’est son single New Soul et ce que j’ai entendu est frais et léger, peut-être un petit peu trop léger pour capter toute mon attention. Loin d’être mauvais, c’est plutôt sympa.
- Sébastien Tellier : là aussi, j’ai pas tout vu et ce que j’en ai retenu, c’est qu’à priori, il faut vraiment prendre le personnage (et la musique, je pense) au second degré. A ce niveau là, c’est très bien. Au premier degré, c’est ridicule.
- Camille : cette fille est folle ! Et sa folie est contagieuse… Concert sans instruments, uniquement de percussions et rythmes humains sur lesquels une espèce de chaperon rouge se démène pendant plus d’une heure. Et je dois dire que ça impressionne (je me suis rendu compte assez tard qu’il n’y avait pas d’instruments… ben oui, on était plutôt loin). Performance appréciable en tout cas, ça reste dans les meilleurs moments de la journée.
- Siouxsie : Arrivé sur place (dans le hall), dix secondes avant la drache, on a échappé à l’orage. A peine trois minutes plus tard, Siouxsie monte sur scène et je suis séduit dès le départ par sa musique. La dame a quelques années de vol mais reste d’une classe impeccable, féminine et dominatrice dans une combinaison argentée. Un concert très bon qui m’a quand même parfois paru baisser un peu d’intensité par moments. Ca m’a donné envie de me pencher sur la musique de Siouxsie and the Banshees, histoire de complèter ma culture.
Restaient encore Laurent Garnier et Cypress Hill mais le physique et la fatigue ont lâché avant (oooooooh !!!). Direction la maison pour un peu de repos et la reprise du boulot le lendemain.

ok, je vois, c’est un peu comme les solidays: plusieurs scènes sur plusieurs jours, même genre de programmation… ah, nous, à mon grand désespoir, on n’a pas eu “the do”! Paraît qu’ils sont sympas, en concert.
Je confirme, The Do c’est très sympa (sans vouloir tourner la plaie autour du couteau…)