Moins d’une semaine avant la réédition en DVD du mythique Live After Death d’Iron Maiden, il est bon de se replonger sur l’album qui reste pour moi un des meilleurs live qui soit : c’est bien simple, il ne comprend QUE des classiques (exception faite de Rime of the Ancient Mariner). Je l’ai écouté des dizaines et des dizaines de fois et toujours avec le même plaisir j’y reviens.
Enregistré en 1985 pendant 4 dates sold-out au Long Beach Arena en Californie sur la tournée World Slavery Tour (qui est la tournée de l’album Powerslave), l’album enchaîne les morceaux qui pour l’époque étaient relativement nouveaux pour le groupe (Aces High, 2 Minutes to Midnight, Revelations, Powerslave ou encore The Trooper), ce qui est normal vu qu’en 1985, Maiden ne comptait à son actif que 5 albums à posséder absolument car c’est dans ces 5 albums que le groupe a presque tout dit.
La force de ce live est de magnifier toute la musique de la vierge de fer (certains morceaux sonnent même mieux live, comme par exemple Revelations qui est plus lent en studio et moins intéressant). Bruce Dickinson manie le micro et joue avec le public d’une main de maître, pendant qu’Adrian Smith et Dave Murray assurent des duels de guitares imparables. Derrière, Nicko McBrain et Steve Harris donnent corps à l’ensemble en martelant la rythmique avec précision (c’est sans doute pour ça que Steve Harris ne joue que sur Fender Precision).
Le seul morceau moins classique de ce live, Rime of the Ancient, est une pièce de 13 minutes qui met en musique un poème de Samuel Taylor Coleridge. Par moins « classique », j’entends moins connu car ce morceau est un pur chef d’œuvre comme Maiden sait les faire.
Le reste de l’album, c’est de l’histoire : The Number of the Beast, Hallowed be Thy Name, Iron Maiden, Run to The Hills, Running Free (la version video se voit ajoutée entre autres de Sanctuary). Des morceaux qui sont systématiquement joués en concert.
Quand on jette un oeil sur le carnet qui accompagne le CD, on y apprend que la tournée s’est étendue sur 24 pays pendant 322 jours. Que pendant cette période, ils ont voyagé sur 10.000 miles, utilisé 7778 chambres d’hôtel, 6392 cordes de guitares, 3760 drum sticks, 3008 mediators et bu environ 50.000 cannettes de bière, 30.000 de softs, 6000 pintes de lait, 2500 pintes de jus d’orange et des tonnes de bouffe. Ca m’a toujours fait marrer de lire ça.
Un album à ranger dans la catégorie « classiques du rock », à côté de Made in Japan de Deep Purple, d’Appetite for Destruction de Guns ‘n Roses ou encore Physical Graffiti de Led Zeppelin (parmi tant d’autres).

Ah, The Number of the Beast, 2 Minutes to midnight, mes préférées avec Man on the Edge (mais seulement par Bruce Dickinson!!!).
Je trouve les derniers albums post “The Wickerman” quelque peu… “édulcorés”.
Dommage… Enfin, que de souvenirs tout ça ^^