Dans un coin de prairie aux abords de Cap Canaveral, Nat, Scooter et IQ s’amusent à construire leur propre fusée. Ils rêvent d’accomplir de grandes choses dans la vie et c’est Nat qui aura une idée trop cool après avoir entendu les histoires fabuleuses de son pilote de grand-père, celui-là même qui a traversé l’océan en avion avant de trouver l’amour à Paris, une russe dénomée Nadia.
Nat, c’est une mouche, comme tous les héros de cette histoire et il va se mettre en devoir de réaliser son plus grand rêve : devenir un aventurier et embarquer à bord de la fusée Apollo 11 pour partir à la conquête de la Lune en même temps que Neil Armstrong, Buzz Aldrin et Michael Collins.
Une fois à bord de la fusée, la nouvelle se répand comme une traînée de poudre et les trois compères deviennent vite des héros dans ce petit monde des mouches. La nouvelle va même arriver jusqu’en Russie, qui ne verra pas d’un bon oeil le fait que des mouches américaines iront avant des mouches russes sur la Lune.
Sur base de ce scénario, une équipe belge a réalisé un film entièrement en 3D, donc uniquement visible dans les complexes équipés de la technologie 3D (lunettes spéciales obligatoires et fournies à l’entrée). D’habitude, ce genre de trucs, ça marche toujours plus ou moins mais là, je dois bien admettre que les effets sont tout bonnement saisissants sans en rajouter à outrance pour bien dire “Hey, regardez, on fait de la 3D“. Il y a par exemple une vue extérieure de la fusée, sur la pointe, lorsque celle-ci décolle, et bien sûr quelques petits effets du genre un gros doigt qui pointe vers vous pour vous surprendre (mais sans plus parce que ça, ça fait un peu ringard, tout le monde se croit obligé de le faire (même Kiss sur sa tournée Psycho Circus)).
Trop rare que pour ne pas être souligné, c’est une production belge. Et en plus, le design général du film n’a pas à rougir à côté d’autres films d’animation d’outre-Altantique. Quelques touches d’humour (mention spéciale à Scooter, la mouche qui mange tout le temps, pour quelques phrases bien senties).
Sans révolutionner le genre du film d’animation par ordinateur, si ce n’est cette technologie 3D bien utilisée, ce film d’une heure trente se savoure avec un plaisir certain. Je ne sais pas si une sortie DVD est prévue (vu cette fameuse 3D), l’avenir nous le dira mais profitez-en tant qu’il est à l’affiche.
