Fiesta City – Verviers (30 août 2008)

fiesta.jpgAujourd’hui, je suis à pied d’oeuvre pour le festival Off de la Fiesta City au Spirit of 66. Y a plus de 60 concerts programmés sur 3 jours et sur 6 scènes différentes et je m’occupe des lights du spirit pour changer :)

Bref, ce sont 6 groupes qui passent sur la scène du 66 et je dois dire que jusqu’à présent, ça m’a relativement plu (j’écris cet article au fur et à mesure).

  • Greasemonkey a ouvert les hostilités en proposant pour la plupart du set des covers rock teintées sixties (Rolling Stones, etc). Ca passe mais pour l’instant, ça reste le plus “faible” selon mes goûts même si l’ensemble était cohérent et bien interprété. Un choix judicieux donc de les placer en premier (mais je le répète, c’est juste une question de goûts, surtout comparé au reste de la journée).
  • Chickfight est un groupe de punk rock (moyenne d’âge : 20 ans) et même si ce n’est pas ma tasse de thé, leur concert a été un vrai plaisir à mettre en lumière. C’est comme une balle entre les deux yeux, c’est clair, net et on ne voit pas la chose passer. Effet garanti toutefois, hyper efficace et ça décrasse bien les oreilles.
  • Gog of Magog existe depuis près de 6 ans, je connaissais le nom mais je n’avais encore jamais entendu. Et ma foi, leur musique est plutôt intéressante, un rock lourd, complexe et qui plonge ses racines dans un héritage seventies psychédélique. Le mélange marche bien mais faire les lumières sur ce genre de musique est beaucoup moins immédiat que le groupe précédent.
  • Die Adored est monté sur scène 10 minutes plus tard que prévu car ils n’ont que 35 minutes de répertoire. J’ai su plus tard que le groupe en est à sa quatrième répète mais la qualité est vraiment là. J’ai beaucoup apprécié leur musique qui lorgne vers la pop/rock british plutôt musclée et très atmosphérique. Un régal pour faire les lumières car j’aime beaucoup travailler sur les ambiances et les contrastes de couleur entre des passages calmes qui virent soudain au déluge sonore. Pas de CD, pas de démo, une page internet à développer mais un groupe à suivre très certainement.
  • The Last Row continue la soirée et la qualité ne faiblit pas. Chapeau au programmateur pour cette affiche tip top. Présenté comme un groupe de Néorockabilly, ces trois gamins (désolé les gars, j’dois au moins avoir plus du double de votre âge alors j’ai le droit de dire gamins, na) m’ont soufflé par leur présence sur scène, leur musique nickel chrome (allez, j’ai entendu une erreur de reprise en fin de morceau mais c’est passé comme une lettre à la poste). Franchement, y a de plus en plus de monde, il fait de plus en plus chaud mais les gens ont réservé un très bon accueil au groupe (qui comptait quand même pas mal de fans). Allez, plus qu’un groupe pour clôturer la journée et je sais d’avance que ça va être encore une fois très bien (ils jouaient plus tôt cet après-midi sur la grande scène et viennent faire une after après le concert de 10 Years After).
  • The Brew c’est Tim Smith à la basse, son fils Kurtis Smith à la batterie (20 ans) et Jason Barwick (19 ans) à la guitare et que le presse n’hésite pas à comparer à Hendrix, Vaughan ou Page… De sacrées références donc et un talent que je n’avais plus entendu depuis un moment. La musique ? C’est un pur concentré du meilleur de l’expérimental, psychédélique, blues, rock des années 60. Et putain, ça sonne comme une baraque. N’hésitez pas à aller jeter une oreille sur leur site, on peut écouter plusieurs extraits. Ils ont joué début d’après-midi et sont revenus faire un show d’une heure trente pour terminer la soirée… Quelle énergie ! Ca joue, ça se remue, ça transpire et ça vous colle une pêche d’enfer !

Bref, rien à jeter dans cette journée. Six concerts et presque autant de coups au but.

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